Vous rédigez de nombreux articles, pas seulement pour l’IRBMS, et coordonnez l’ensemble des rubriques thématiques proposées sur ce site qui attire en moyenne six mille visiteurs par jour. Votre investissement dans les domaines du Sport Santé vous ont naturellement conduit vers la lutte contre la dopage.
1/ A quand remonte cette passion pour le sport et la médecine du sport ?
Quand j’étais adolescent je fus un sportif de bon niveau et ai pratiqué de nombreux sports dont l’athlétisme, le hand, le rugby puis « en veillissant » le tennis et maintenant le golf sans oublier la randonnée et le vélo. Dès ma réussite de la première année de médecine j’ai intégré le laboratoire de physiologie de l’effort de Lille pour devenir l’un des animateurs de l’enseignement de la médecine du sport.
Toute ma carrière professionnelle a été tournée vers le sport et la promotion des bonnes pratiques dans un but de santé.
2/ Avez-vous rencontré des champions ?
J’ai été pendant plus de 30 ans médecin chef de l’unité médicale du CREPS de Wattignies qui accueille des pôles France et Espoirs, également médecin des équipes de France jeune et féminine de football et j’ai aussi œuvré au LOSC et dans d’autres équipes comme conseiller au suivi médical.
J’ai suivi de nombreux cyclistes et j’ai encadré de nombreuses compétitions dont Rolland-Garros. J’ai donc eu la chance de croiser de nombreux sportifs et entraîneurs.
3/ Vous parlez de suivi médical, avez-vous été confronté à la suspicion de dopage ?
Depuis toujours j’ai proposé des alternatives au dopage par la mise en place d’un véritable suivi médical avec un staff autour du sportif allant du médecin en passant par le kiné, le podologue , le diététicien, le psychologue et autres spécialistes.
J’ai dénoncé l’abus de prise de produits bien avant que l’on médiatise le dopage.
Je fus membre titulaire de la commission nationale de lutte contre le dopage et, avec l’aide des douanes, j’ai été à l’origine de l’affaire FESTINA que je suis le seul à bien connaître, même si des journalistes ont beaucoup écrit sur ce sujet et que de nombreux livres croient délivrer la vérité de cette affaire. Willy Voet pourrait confirmer mes dires. Mon implication préventive est donc toute naturelle.
Il faut écouter, proposer, informer, éduquer et surtout sans nier le phénomène ne pas juger car rien n’est simple en sport et les tentations sont présentes quel que soit l’âge ou le niveau du sportif.